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MACS et nous, au jour le jour

Lettre d'information de l'association déclarée : MACS INITIATIVES

- N'hésitez pas à diffuser abondamment cette lettre d'information autour de vous

Le 25 août 2008

N° 36

ISSN 1961-957X

MACS = mutualisation des services ? = économies fiscales :
LA GRANDE ILLUSION !
mais, c'est nous qui payons.........
EDITORIAL
Les vacances se terminent, il nous paraît utile de repréciser le sens de notre action et les objectifs visés.
Nous nous sommes créés pour permettre aux citoyens des communes composant le territoire de MACS de réagir face aux investissements inconsidérés de la communauté de communes et face à la dérive fiscale que cela implique. Nous ne reviendrons pas sur les errements des mois et années écoulées: une visite sur notre site ou notre blog suffiront à mettre en évidence la gravité de la situation.

Nous nous positionnons très clairement en dehors de touts action de politique politicienne: nous sommes un groupe de citoyens libres et de positions politiques diverses. Nous savons que les dérives des communautés de communes existent autant à gauche qu'à droite et que l'illégitimité du système provient du fait d'avoir créé ces organismes (EPCI) dont les délégués peuvent lever l'impôt sans être élus au suffrage universel direct.
Nous affirmons que c'est le système qui est pervers et qui génère cet état de fait; nous portons de grands espoirs dans la décision gouvernementale de mettre de l'ordre dans les diverse structures administratives de l'Etat et particulièrement en ce qui concerne l'intercommunalité.

Ce qui nous sensibilise c'est l'addition que nous pouvons faire sur notre feuille de Taxe d'habitation : impôts de la Région + Départements + Syndicats divers (exemple SIVOM Côte sud ) + intercommunalité + commune.
Le total de cette addition s'est accrue en moyenne de + de 40 % au cours des six dernières années et va s'accroître probablement de + de 6 % en 2008 !

Cette dérive n'est plus supportable par les contribuables et nous nous sommes souvent interrogés pour appréhender comment les ménages les plus modestes pouvaient supporter une telle charge. Fort heureusement pour eux, ils font partie des 50 % des Français qui sont exonérés de taxe d'habitation. Nous comprenons très bien que cette exonération est indispensable, sinon la moitié des ménages seraient à la rue, mais cela veut dire aussi que les 50 % qui restent paient la totalité de la charge.

Les collectivités locales devraient être sensibles à cette situation et faire preuve de modération dans leurs investissements.... sinon la proportion de ceux qui sont exonérés ne va cesser d'augmenter par paupérisation des classes moyennes. Il ne nous semble pas que les salaires ou les retraites aient des chances de progresser au même rythme dans les mois ou années à venir ? Le paradoxe que l'on risque de connaître est de voir accroître le nombre des exonérations en rendant progressivement insolvables ceux qui paient actuellement !

Cette situation est aggravée par la situation générale. Nous sommes habitants d'un Etat quasiment « en faillite » (d'après le Premier Ministre) qui n'a d'autre issue que de réduire drastiquement ses dépenses, ce qu'il a commencé à faire. Cela signifie trois choses :
que les dotations aux Collectivités s'orientent à la baisse
que l'Etat va transférer le maximum de charges possibles vers les collectivités
que la dégradation de l'activité économique entrainera obligatoirement une baisse des recettes de taxe professionnelle
Des Collectivités territoriales responsable décideraient immédiatement une « réduction de la voilure » sachant que l'emprunt est dangereux quand l'on est averti que les recettes fiscales à venir vont baisser: elles décideraient immédiatement l'arrêt des investissements non indispensables.
Verrons-nous un jour une Collectivité décider enfin d'un investissement en le confrontant à une grille de lecture : quel est son utilité réelle – pouvons-nous nous le payer ?

Notre position est toujours aussi claire : il est hors de question d'adopter une attitude passéiste et de réclamer le blocage de tous les investissements, mais par la concertation et des études de besoin sérieuses de définir leur degré d'intérêt et d'urgence afin de les réaliser dans de bonnes conditions et de stopper l'inflation fiscale et entamer sa décrue. Nous sommes bien évidemment disposés à collaborer à égalité avec tous ceux, associations, personnes physiques, groupements qui acceptent de rechercher et proposer des solutions à ce problème.
Mais surtout, nous entamons une action nationale afin de participer au débat qui précédera les réformes initiées par le Gouvernement. C'est une occasion à ne pas laisser passer pour entamer la réforme de l'intercommunalité et la rendre responsable.

LE CONSEIL GENERAL aussi...

Le Conseil Général des Landes vient de prendre deux délibérations
- création d'un hôtel de luxe au domaine d-Ognoas, L'idée est d'y construire un hôtel trois étoiles d'une quinzaine de chambres et suites, de salles de réunion pour des séminaires et des conférences, et d'y adjoindre un restaurant de 50 couverts, doté de deux macarons au guide Michelin.
L'investissement est de 13 M€ HT
Le cabinet Thed international qui a réalisé l'étude de marché précise :"la faisabilité du projet est essentiellement conditionnée par la qualité de son marketing..."
On ne saurait être plus clair pour dire que les chances de réussites sont particulièrement faible !
- création d'une société d'économie mixte pour le développement des énergies renouvelables.
Capital social :1 405 000 € dont 1 000 000 € à charge du département et 150 000 € du SYDEC.

La part des impôts du Conseil Génaral a peu de chances de diminuer !
Les deux délibérations sont consultables sur notre site, page Documents.
Vous trouverez ci-après les premières réactions

D'un de nos lecteurs

"Le projet Ognoas me semble à haut risque : 8 sur l'échelle de Ritcher ,contre 7 pour Aigueblue.
Quant aux projets énergies renouvelables ,la conclusion fait apparaître une fausse économie de 124 000 barils de pétrole.alors qu'il s'agit en fait de remplacer de l'électricité d'origine nucléaire ou hydraulique ( les centrales thermiques ne fonctionnant que pour des périodes d'appoint ,ce qui ne peut être envisagé pour les installations projetées celles-ci devant s'assurer un fonctionnement continu pour raison de rentabilité ) par de l'électricité obtenue par des énergies dites renouvelables ,dont certaines sont productrices de CO2.Donc le bilan global de CO2 ne peut être que négatif par rapport à la situation de départ.
La mise en place de tous ces projets me semble surtout une course aux subventions, même si l'on considère la nécessité de chercher des solutions au problème énergétique .


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On va financer des projets dont on ne connaît pas la fiabilité, à l'exemple du solaire . J'ai visité début août Thémis, abandonné par EDF pour la production électricité par miroirs réfléchissants sur chaudière ( voir Internet ), et repris par le Conseil Général des P.O. qui va mettre les installations à disposition de projets de recherche privés ou publics pour évaluer la possibilité d'exploiter l'énergie solaire par panneaux photovoltaïques a fin de production industrielle d'électricité .Il me semble que dans les Landes on brûle les étapes avec des fiascos prévisibles et de l'argent gaspillé."

Dans Sud Ouest

Grogne dans les rangs:
Jean-François Renau
Le vote à l'unanimité moins une voix des conseillers généraux pour un investissement de 13 millions d'euros en faveur du domaine départemental d'Ognoas fait des vagues parmi les professionnels du secteur.
Jean-Vianney de Boisséson, producteur d'armagnac et propriétaire du château de Lacquy, éclaire. « Cet investissement, payé par les contribuables landais, va servir à faire concurrence à ces mêmes contribuables, c'est-à-dire d'une part aux hôtels et restaurateurs landais et d'autre part aux producteurs de Bas-Armagnac landais qui vont certainement être ravis de connaître l'utilisation que fait le Conseil général du produit de leurs impôts, c'est-à-dire du produit de leur travail. »
Le propos, certes teinté d'ironie, est parfaitement explicite. Les producteurs d'armagnac sont en rogne. Depuis le temps qu'elle existe, ils ont accepté la concurrence du domaine d'Ognoas, propriété du Conseil général. « Il vend 30 à 40 % moins cher que nous mais on s'y était fait », explique Stéphane de Luze (château de Briat). « Là ce qui nous choque, ce sont les sommes en jeu. 4 millions pour refaire les chais, c'est le prix de nos propriétés si on les vendait. Est-ce le rôle d'un Conseil général d'investir comme ça. Pour moi, c'est ubuesque. »
Pierre Laberdolive renchérit. « Il n'y a pas un sou de subventions pour les petits producteurs qui bradent leur armagnac parce qu'ils ne peuvent pas finir de le vieillir. »
Et monsieur de Montequiou (Domaine de l'espérance) d'en rajouter une couche. « C'est quand même curieux comme investissement. Les Landes souffrent d'un déficit d'infrastructures. Il y a par exemple plein de zones blanches à gommer concernant l'Adsl, le Wifi et le téléphone portable. »Le plaidoyer de Herrero. Ce n'est pas seulement l'ampleur de l'investissement financier du Département qui est en cause, c'est donc aussi sa destination. Là ce sont aussi les restaurateurs et hôteliers qui montent au créneau. Ainsi Michel Carrère qui a repris l'Hôtel de France à Saint-Justin il y a douze ans après qu'il soit resté fermé dix ans. Il admet qu'il est possible, voire probable, que le futur complexe hôtelier d'Ognoas, lui apporte des clients. Pour autant, il crie à la concurrence déloyale."

LES DATES A RETENIR

Prochain Conseil de MACS : le 11 septembre à 19h.30,au siège de MACS, à St Vincent de Tyrosse: soyons nombreux à y assister

Inauguration de AYGUEBLUE : le 19 septembre: soyons nombreux à y assister. Il y a un budget d'inauguration plantureux et c'est nous qui payons: autant en profiter.

« Pour bien faire, il faudrait que j'investisse dans mon établissement mais je ne peux pas. À la fin de l'année, tous les bénéfices sont partis. Et quand je vois un concurrent s'installer à Ognoas sans obligation de résultats, ça me met en colère. » Et le restaurateur de rappeler le départ d'Hélène Darroze de Villeneuve-de-Marsan. « Personne ne l'a aidée et elle est partie. »
Le conseiller général UMP du canton de Gabarret, Michel Herrero, s'interroge sur cette grogne. « Ils sont frileux ou quoi ? » Lui, qui est chargé du tourisme intérieur au Conseil général, a voté en faveur du projet Ognoas. « Si on ne fait rien pour l'armagnac, on n'avancera pas. Et si on fait, on prête le flanc à la critique. Il est pourtant nécessaire de trouver une belle locomotive ce dont on a manqué jusque-là par rapport au cognac par exemple. »
Pour Michel Herrero, il fallait de toute façon faire quelque chose pour le domaine d'Ognoas. « Il est en pleine restructuration. Il n'y a plus de lait, la forêt est ce qu'elle est, il est nécessaire de trouver un autre équilibre. »
Pour autant, il se pose lui aussi des questions. « On ne sait pas qui est le cuisinier qui viendra et s'il mettra de l'argent dans l'affaire. Il est nécessaire qu'un comité de pilotage se mette en place, les opposants devront en être. »
Le président Henri Emmanuelli n'a pas envie de polémiquer. Il se contente de lâcher. « On avait entendu les mêmes choses concernant le golf de Moliets. Qui en parle aujourd'hui ? »

LABENNE, le maire défie toujours MACS

MACS vient de publier une brochure de présentation intitulée :"Un nouveau Conseil pour une nouvelle étape". Page 4 elle y affirme avec force ce qui figure déjà sur son site :" Une des originalités de MACS est de permettre une représentation des oppositions municipales des communes de plus de 3 500 habitants. Ce souci de démocratie est peu courant dans les autres Communautés". C'est une chose de se glorifier c'en est une autre de mettre en pratique.
Présentation sur le site de MACS:

"Conseil communautaire
C’est l’élément le plus important de la Communauté. Il est composé de délégués communautaires élus dans chaque conseil municipal. Chaque commune dispose au moins de deux représentants. Ensuite, le nombre varie en fonction de la population :
Jusqu’à 1 999 habitants : 2 représentants.
de 2 000 à 3 499 : 3 représentants.
de 3 500 à 4 999 : 4 représentants (3 de la majorité, 1 de l'opposition).
de 5 000 à 7 499 : 5 représentants (4 de la majorité, 1 de l'opposition).
Plus de 7 500 : 6 représentants (5 de la majorité, 1 de l'opposition).
"
Nous le redemandons fermement au Président: qu'attend-il pour décider et faire voter la révocation de la vice présidence du maire de Labenne (3 800 habitants et aucun représentant de l'opposition). On ne peut être membre d'un exécutif si l'on n'applique pas ses principes. Ou alors les grandes déclarations de MACS relève de la publicité mensongère.

 

Adresses utiles:

Web: macs-initiatives.com

Mail: contact@macs-initiatives.com

Blog : http://macs-initiatives.blogspot.com

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